mercredi 27 juillet 2011

Corner view - "Early" (Tôt)

("non virginal english" version below)


Le Corner view, c'est un projet de Jane qu'on retrouve pour l'instant sur le blog de Francesca. L'idée est de lancer une thématique chaque mercredi et ceux qui sont inspirés offrent leur "vue" depuis leur "petit coin du monde".

Depuis deux semaines, notre petit gars se réveille vraiment très tôt (on avait eu beaucoup de chance jusque-là). Et pour une fois que les stores n'étaient pas tout à fait fermés, j'ai profité du spectacle. J'essayais juste de prendre la bonne photo (enfin, dans la mesure où on peut prendre une bonne photo AVANT 6 heures du matin, avec un gsm ET un bébé excité dans les bras). Et je ne me suis même pas rendu compte que notre ombre disparaîssait...

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The two last weeks, our little guy woke up really early (we had been so lucky until then). The stores weren't completely close and I enjoyed the show. I was just trying to get the perfect catch (well, to the extent one can take a perfect catch BEFORE 6 a.m., with a mobile phone AND an excited baby in my arms). And I even didn't realize that our shadow was fading away...



mardi 26 juillet 2011

Hymne de guerre de la mère tigre (ce n'est pas de moi...)

Bon, faut que je vous parle d'Amy Chua et de son livre qui m'a tenue en haleine ces cinq derniers jours: 


C'est un peu l'opposé de Comment ne pas être une mère parfaite ou l'art de se débrouiller pour avoir la paix, de Libby Purves, mais c'est tout aussi succulent.



Ah! ça faisait longtemps que je n'avais plus été à ce point attrapée par un bouquin! J'ai corné des pages, j'ai lu debout en poussant le petit dans sa poussette, j'ai veillé plus tard. J'ai énormément ri. J'ai eu un moment d'angoisse et de tristesse. Et je me suis fort interrogée sur la meilleure façon d'élever un petit humain.


Alors, pour la traduction en français, il faudra encore attendre un an (merci Gallimard...). Par contre, c'est déjà traduit en espagnol, allemand, néerlandais, italien et portugais, entre autre.

Avec son Cri de guerre d'une mère tigre, Amy Chua a créé une super polémique. Parce que cette professeure de droit de Yale, sino-américaine mariée à un Juif américain et mère de deux adolescentes, fait des généralités sur les mères chinoises et les parents occidentaux qui se résument bien dans l'extrait suivant:

"... I've noticed that Western parents are extremely anxious about their children's self-esteem. They worry about how their children will feel if they fail at something and they constantly try to reassure their children about how good they are notwithstanding a mediocre performance on a test or a recital. In other words, Western parents are concerned about their children's psyches. Chinese parents aren't. They assume strengh, not fragility, and as a result they behave differently. For example, if a child comes home with a A-minus on a test, a Western parent will most likely praise the child. The Chinese mother will gasp in horror and ask what went wrong." (p. 51-52)

Une polémique, parce qu'elle décrit et justifie son modèle autoritaire d'éducation en cherchant à (se) convaincre de sa supériorité par rapport au modèle dépravé et laxiste des Nord-Américains. Parce qu'elle donne une image d'elle et des relations avec ses filles très dure, faites de brimades et de violence psychologique, de chantage, de manque total de compassion et de culte hystérique de l'excellence. Sauf pour ses chiens car ce qui est bien avec les chiens, c'est qu'on n'est pas obligé d'avoir de grands projets pour eux et de les doter de compétences pour leur assurer un bel avenir. Les chiens, eux, sont capables de faire les bons choix pour eux-mêmes:

"It didn't upset me that I had revised my dreams for Coco - I just wanted her to be happy. I had finally come to see that Coco was an animal, with intrinsically far less potential than Sophia and Lulu. Although it is true that some dogs are on bomb squads or drug-sniffing teams, it is perfectly fine for most dogs not to have a profession or even any special skills." (p. 109)

Mais les critiques de ce livre, à mon humble avis, ne prennent pas le livre pour ce qu'il est. Ce n'est pas un manuel d'éducation. C'est un auto-portrait excessif, jouissif, plein d'auto-dérision, d'humour et de messages poussés à l'extrême. C'est un journal autobiographique dans lequel l'auteure ne se montre pas sous son meilleur jour (égoïste, frimeuse, sans coeur, loin de l'humilité qu'elle prétend transmettre à ses enfants). Ce travail d'écriture est par ailleurs présenté comme ayant été une forme de thérapie visant à recoller les morceaux d'une famille à la dérive à cause des ambitions et des exigences d'une mère tigre. Il y a beaucoup de vrai là-dedans mais tout est écrit de manière tellement exagérée ou, du moins, de manière tellement drôle et cynique, qu'on ne peut pas prendre ce livre au premier degré. On ne peut néanmoins pas s'empêcher de ressentir un mélange de sympathie et de peine pour ces personnes...

Pas de quoi crier au scandale, donc! Mais vraiment de quoi bien rire. J'ai adoré et je vous le recommande très vivement.

samedi 23 juillet 2011

Enfin un peu de design suisse chez nous!

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Voilà notre dernière trouvaille. Après les tiroirs, des caisses et des boîtes...


Du modulable, du design suisse , du même pas trop cher!

Un truc à la fois très simple et épuré (non, je n'aime pas que les vieilleries!) et très compliqué (puisqu'il faut trouver la bonne combinaison pour le bon espace). On n'a pas encore décidé de sa vocation (meuble télé ou bibliothèque), ni de sa destination (salon ou chambre d'amis)*. Je sens que je vais déménager des livres et des caisses pendant plusieurs semaines, jusqu'à être satisfaite de mon choix.

Et pour la petite histoire, j'avais repéré cette bibliothèque dans un catalogue, quelques semaines après notre arrivée à Zürich mais à ce moment-là, on n'était pas à la recherche d'un meuble. Puis j'ai oublié... Belle surprise donc en tombant dessus la semaine passée. Sauf qu'on cherchait un meuble télé ;-)

J'aime beaucoup ce qu'en dit Sybille Stoeckli, sa designer:

"Cet objet de mobilier s’ouvre à une nouvelle fonction: celle de mettre en scène ou plutôt de mettre en page. Cette bibliothèque est un élément de scénographie, qui s’efface tout en présentant les objets posés dans ses alcôves."

Vous en pensez quoi?

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 * Il y en a un qui a bien une petite suggestion :


 





mercredi 20 juillet 2011

Corner view - "Seeing through the eyes of a child" (voir avec des yeux d'enfant)

("non virginal english" version below)


Le Corner view, c'est un projet de Jane qu'on retrouve pour l'instant sur le blog de Francesca. L'idée est de lancer une thématique chaque mercredi et ceux qui sont inspirés offrent leur "vue" depuis leur "petit coin du monde".

Depuis seize mois, je regarde mon enfant et me demande comment il voit, lui, ce qui l'entoure. A force de surveiller, faire attention, anticiper, encadrer, accompagner, j'ai du mal à voir le monde avec mes yeux d'enfant. Par contre, je commence (comme toutes les mamans) à exceller dans l'art de repérer en un clin d'oeil ce qui attire les yeux d'un petit prêt à faire des bêtises : un cable qui pend, un ordinateur trop près du bord de la table, un lave-vaisselle ouvert... Et puis, lui, il se laisse guider par ce qui accroche son regard: les livres des parents (qui sont heureusement encore trop lourds pour lui*, donc pas encore maltraités), ses bacs à jouets, ou n'importe quoi qui lui permet de voir à travers.

Et vous? Vous avez gardé vos yeux d'enfants (ou vous les avez retrouvés)?

* Je vous recommande la bande dessinée de l'Argentin Quino "Esto no es todo" ("Ceci n'est pas tout"): de l'humour bien cynique, des dessins sans texte donc pas besoin de chercher une traduction! 
 



It is 16 months that I am looking at my child and wondering how he sees what surrounds him. Due to controlling, paying attention, anticipating, matching, accompanying, I have difficulties to see the world through my own child’s eyes. On the contrary, I start (like all mothers) to be expert in seeing in a second what appeals a child ready to get in troubles in the room : a hanging cable, a laptop on the edge of the table, an open dishwasher… And then, he lets himself go to what sticks to his eyes : his parents’ books (fortunately still too heavy for him), his toys boxes, or whatever allows him to see through.

And you ? Do you still see through your own child’s eyes ?

* I recommand the Argentinan Quino’s comics "Esto no es todo" ("This is not all") : good cynical sense of humour, comics without text so no need to look for a translation!


lundi 18 juillet 2011

Tiroirs du Kreis 5

Tiroirs des boutiques présentées il y a quelques jours ...


Et ceux-là, ce sont les miens!


La visite du Kreis 5 continue bientôt... Affaire à suivre!
Bonne semaine!